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Je te parle miroir, tu me regardes, n’est-ce pas?
La laideur m’habite, mes traits conspués.
Je m’éloigne quelque peu, mouvements mitigés.
Un sourire béat, l’innocence de mes pas.
Je te parle miroir, mon regard lugubre, terrassé.
Le trémolo déguisé, un sourire haletant.
Mes mains cachant mon désespoir violé.
De la sagesse, peut-être!, visage d’enfant.
Je te parle miroir, la vieillesse crache l’indifférence.
Un cerveau dérouté, une bataille sans fin.
La rage de continuer, maudite pénitence.
Un peu d’espoir quand même, gentil refrain.
Je te parle miroir, l’essoufflement de comprendre.
Tu ris de ma personne, l’insolence habitée.
Je brise ton visage, satisfaction de pourfendre.
Maintenant lumière tamisée, chasteté dévoilée.
André, épervier

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