Le participe passé d’une vie presque achevée.
Un présent douloureux à la dérive crispée.
L’imparfait de soulever une rage exprimée.
Un futur antérieur, une joie espérée.

Un passé à négliger dans l’effroyable dépotoir.
Un pluriel de mes émotions, terrible soir.
Le singulier en solitude, l’abattoir.
Le-plus-que-parfait, décevoir.

L’accord souhaité, un infinitif vivant.
L’orthographe bafouée, mots chancelants.
Règles disproportionnées, l’élan discordant.
Point final, l’adulte devenu enfant.

Entre parenthèses, lourdeur d’un chagrin.
L’exclamation, délivrance, chagrin.
L’interrogation journalière, faible refrain.
La virgule dans l’attente d’un matin.

L’accent circonflexe, voix désabusées.
La terminaison d’agir, la cédille allégée.
Trait d’union à effacer, mimique piégée.
La phonétique bafouée, mains liées.

L’impersonnel, il vogue dans l’euphonie.
Le défectif, image incomplète, douce ennemie.
Départ, conjonction finale, tendre anémie.
L’adjectif pour mieux définir ma vie.
André, épervier, Labrosse

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