Des canons pleuvent des larmes
sanguinaires.
La poudre étouffe les intentions
imaginaires.
Désolation humaine vers un idéal obtus.
Combattre l’oligarchie, l’odieux rebut.
Les pions malsains à la découverte d’une
délivrance
Malgré la suffisance, la croyance,
l’évidence.
Le terrain dangereux détruit l’esprit
salvateur.
Des nuages noircis, le soldat, sensible
candeur!
La mort piétine sournoisement une
réalité obscène
On chemine inlassablement la déchirure
d’une scène.
L’atrocité d’une mémoire, accablement
d’un esprit.
Le corps se dilacère, le lamentable
défi.
À quoi bon persévérer, un épilogue
décidé!
Le politicien arme ses propos endiablés.
Le sang pisse, une girouette maléfique.
Déshonneur d’un pays, décision
diabolique.
Un drapeau feuille d’érable souillé.
L’intransigeance aveugle, malédiction
approuvée.
Et l’on continue l’irrémédiable absolu.
Honte aux dirigeants! Un cœur fort
ému!!!
André "Épervier" Labrosse
***
*Je dédie ce poème aux soldats canadiens
en Afghanistan, une guerre inutile
sachant fort bien le résultat futur :
l’incapacité à parvenir à un résultat
espéré.
(Mars 2008)